
Le 31/12/2019 par Joël RAYNAUD - SAS GESTPE 38 - Partagé par LANA CONSEIL le 31/12/2019
Des patrons de TPE qui ont choisi de vivre de leur métier de boulanger-pâtissier. Des dirigeants qui se lèvent très tôt le matin pour que, à votre réveil, le pain soit frais et les croissants chauds. Des patrons qui travaillent en moyenne 2 548 heures par an, là où un salarié aux 35 heures avec 47 semaines travaillées en fait 1 645. Des personnes chez qui la pénibilité au travail a tout son sens.
De longues journées d'environ 9 heures, 6 jours sur 7, car ces commerces ne ferment souvent qu'un seul jour par semaine - le magasin est ouvert 57 heures en moyenne par semaine selon l'enquête. Le décor est planté.
Pour lire correctement les statistiques FIDUCIAL, il faut comprendre la différence entre une entreprise soumise à l'IR (impôt sur le revenu) et une entreprise soumise à l'IS (impôt sur les sociétés). Ce sont des structures juridiques différentes.
Dans une entreprise individuelle à l'IR, le résultat net avant impôt est le salaire net du patron - celui qui sera déclaré aux revenus. C'est ce qu'il vit, ce qu'il touche. C'est donc le chiffre le plus parlant pour mesurer la réalité économique du métier.
Concentrons-nous sur les 80 % des entreprises assujetties à l'IR qui font moins de 300 000 ¤ de chiffre d'affaires - c'est-à-dire la grande majorité des boulangeries artisanales. Ces patrons salariés entre 1 et 4 personnes dans leur entreprise se rémunèrent entre 17 785 et 26 210 ¤ par an, soit :
Pensez-vous, après cette simple analyse, que le secteur de la boulangerie soit vraiment un secteur en bonne santé ?
Et non, ce ne sont pas les experts-comptables qui affichent des statistiques de marge brute à 69-70 % qui vont pouvoir aider ces patrons à mieux vivre de leur activité. Constater ne suffit pas. Il faut piloter.
J'ai calculé l'amélioration de résultat potentiel pour une boulangerie-pâtisserie (70 % boulangerie, 30 % pâtisserie) accompagnée par un expert en pilotage d'entreprise. En tenant compte des frais d'accompagnement :
Tout gain de marge brute est du résultat. Les charges fixes ne bougent pas - loyer, énergie, personnel, amortissements. Chaque euro de marge supplémentaire tombe intégralement en résultat d'exploitation.
Si vous saviez tout ce qui peut se cacher derrière ces tableaux de chiffres... La suite de cette analyse dans les prochaines parties.
Joël RAYNAUD - Fondateur GESTPE 38, éditeur DionySols Pilotage et Gestion - Voiron (38) - 31/12/2019
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